Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 19:52





A71

Agathe Dudragne

Photos


«Paysages entre deux points de chute»

Du 4 au 21 juin Inclus

A la galerie Manaart, 36 rue des renards, 1000 Bruxelles
Tous les week-end de 10 à 16 h.



(...)
Fuir les clowns grimaçants du passé

Capter la lumière quand elle se perd sur nos rétines

Être Fous

Pas plus  « Fous » que la commune folie
Juste un peu en deçà ou au-delà

S’amarrer en nous-même
Sans s’arrêter sur quelque certitude que ce soit

Avaler le mouvement
& le goût du vent.

Conjointement

Pourtant
Il y a ce sentiment sans lequel nous perdrions toute crédibilité face à nos rêves

Qui module, adoucie, nuance à la fois qu’elle approfondie l’impact, ajoute des transparences et une vulnérabilité que nous ne nous connaissions pas;

Nous n’avons plus une seule voix mais trois.

Ce voyage le confirme

Comme le doigt pointé la plupart du temps sur l’étrange couple que nous formons

Il nous consacre.

Au départ il y eu diffuse, l’idée d’expatrier les bases
Nous voilà sur les routes en non lieu & libres.

A l’image de la vie
Cette liberté ne trouve sa plénitude que dans le mouvement
Comme un embryon, sa transformation est permanente.
Parfois nous exerçons ce va et viens en solo
Nous charrions nos rêves sur le bitume pour exalter l’accord commun

Le point d’horizon apaise l’incertitude.

Plutôt concilie nos vides et nos pleins que les proscriptions.

Comme un film qui repasse sans cesse le même rush
A ceci près que les saisons interfèrent, délient, retendent,...

Nous voilà pris au jeu des différences

Ce nouvel élément
Celui-ci manquant,
Et cette démarcation qui se délite avec le temps,

Les remous intérieurs aussi
Vont altérer ou sublimer le monde qui nous entoure...

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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 18:24

"La plaie du monde définie les remèdes et les chants."
WEININGER


Marcel Mariën

« L’évidence énigmatique »


Aux éditions les lèvres nues.
Extraits: Le divorce chimique

Elle se dépareille
Elle se désaccorde
Elle se dépossède
Elles se désempare
Elle se déconcerte
Elle se déboussole
Elle se désentrave
Elle se déprend
Elle se décompose
Elle se déconsidère
Elle se délaisse
Elle se dénoue
Elle se déracine
Elle se désaffecte
Elle se désengrène
Elle se désunit

Parfois j’ai horreur de ma chambre
Parce qu’elle ne contient que moi
Parfois je la fuis
Pour mieux y revenir
Je me serre contre moi
Je suis ma bête noire
Le secret de la douleur
C’est que l’on sait qu’elle doit cesser
Mais qu’on ne peut attendre
Elle tue l’impatience
L’impatience; cimetière ensoleillé.
Quand il n’est plus habité que par l’oubli
Mon corps chante
Dans le temps qui tourne
Et se retourne
Il est n’importe quelle heure
À l’horloge du moment
Mon désir s’envole
Mon plaisir s’étrangle
Ma peine se noie
Mon corps n’existe plus qu’aux yeux des autres

(...)

Ma misère est ma joie
Le sol est mon ciel
Mon coeur est de glace
Mon corps est de feu
Le temps a sonné
Mais le temps est intenable
Car le temps est perdu
Valse des murs, envol des mains disjointes
Je me délimite et je me désencombre
Croyant à qui parler
J’ai faim d’un incendie
J’ai soif d’une collision de lèvres
Livrée à la joie
Livrée à la terreur
Livrée à la chambre
Comme le chrétien aux lions
Je frissonne entre ses murs froids
Ses bras grands ouverts
Qui se fermeront sur moi
Au jour de l’éboulement
Le regard intérieur
Débouche sur une impasse
C’est au désert
Qu’on est à l’étroit
Le regard extérieur se heurte
Aux murs aux meubles aux mains
Comme un sourire de douleur
Clamant la victoire du chagrin sur l’ennui
Je campe mon portrait en pied
Au plus haut de la chaise
La septième ciel
Précède le huitième
Qui est une voûte de terre
Eblouie par les fastes
Du monde inhabité
Dans le silence allègre
De mes gestes blessés
Je danse sans chair et sans musique
Et vienne le jour
Où le monde vieillira sans moi
Je souris à la face invisible
Vautour de l’amour, colombe de la haine
De la terre éprise comme la pluie
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 23:39



















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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 23:13

 

Osho

"La vie en elle-même est une toile vide,
elle devient ce que vous peignez dessus.
Vous pouvez peindre la misère,
vous pouvez peindre la joie.
Cette liberté est votre splendeur."


 





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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 00:09

Karl Valentin & sa Muse.



Il y avait ce rêve, où :

Parmis la voix des bêtes & le feulement du vent
Je me blottissais.

Et celui aussi, du sang roulant dans mon corps
Cognant au fond de mon cœur sans enclos.

Du fugace et du tenu
Il y a cette sorte de grâce.

Délicates aurores boréales
De l’imaginaire en expansion…

On peut porter un tout autre regard sur le banal écoulement des secondes.

Il était étendu de tout son long
Enfoncé, loin en lui-même.

Mes yeux grands ouverts ont dilaté l’espace de la pièce.

Et le vertige m’a prise.

Je me suis projeté sur mes deux pieds
Là au plus près de la racine qui les maintient dans l’axe.

La nuit est un passe muraille séduisant & dangereux.
Les lois qui régissent la gravité parfois se dérobent.

Hors de soi ou au plus près.
Toucher cette petite mélodie qui nous soutient

Si elle ne saccage ni ne sape les dernières fondations.

Pour aller plus loin, plus loin, au plus loin…

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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 13:50


"La vague s'incline
Et l'océan se dresse,
Et l'océan secoue les vagues.

L'océan joue au calme et à la tempête,
L'océan joue à éclabousser les vagues.
Ce n'est pas la vague qui sert,
C'est l'océan qui joue."

Yvan Amar.






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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 18:51

Tiré des feuillets d'Hypnos
 René Char.(Dessins by Wirrow)


« La vie commencerait par une explosion et finirait comme un concordat ? C’est absurde. »



« Notre héritage n’est précédé d’aucun testament. »




«  Réponds absent toi-même, sinon tu risque de ne pas être compris. »



« Les enfants réalisent ce miracle adorable de demeurer des enfants et de voir par nos yeux. »



« Combien confondent révolte et humeur, filiation et inflorescence du sentiment.Mais aussitôt que la vérité trouve un ennemi à sa taille, elle dépose l’armure de l’ubiquité et se bat avec les ressources mêmes de sa condition.Elle est indicible la sensation de cette profondeur qui se volatilise en se concrétisant »


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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 23:32

Johann Wolfgan von Goethe
" Les hommes déprécient ce qu'ils ne peuvent comprendre."




Lorsque nous aurons fini de brosser la surface des choses

Nous saurons, que toutes ces souffrances ne sont que le lieu , le creuset de nous même,

En définitive accomplis et fusionnés.

J’aimais ce nul au milieu du corps
Lorsqu’il reliait le ciel à la terre.

La constellation de la Lyre
Aux couleurs bleutées des lèvres d’Orphée

Et les bris de son cœur déchiquetté
Dont la tête tranchée roule encore sur les vagues.

Dans la curée

J’étais aussi cette ménade pour le dépecer ;

Eurydice en fragrance
Déjà loin.

Deux fois morte

20…
200…
2000…
20 000…

Restait ce passage de la constellation de La Lyre…






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